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2020-07-24

Si l'Institut royal d'Aéronomie Spatiale de Belgique est relativement jeune, il possède une histoire riche, enchevêtrée et entrelacée avec l'émergence de l'ère spatiale. Dans cet article, vous trouverez une courte introduction à ses débuts, ainsi qu'un fragment vidéo des archives de la BRT (Belgische Radio- en Televisieomroep), et une vidéo montrant l'Institut aujourd'hui.

L'IASB et l’ère spatiale

La naissance de l’aéronomie trouve son origine lors de la soirée du 4 octobre 1957 quand, à l'ambassade soviétique à Washington, où était organisée une réception pour les membres du comité de l'Année géophysique internationale (IGY), on annonça une nouvelle très surprenante : un satellite soviétique venait d’être mis en orbite autour de la Terre.  La surprise dans le monde entier a été totale et la nouvelle du lancement de Spoutnik-1 venait de donner son envol à l’ère spatiale.  Le secrétaire général de cette IGY n’était autre que le Baron Marcel Nicolet, fondateur et premier directeur de l’Institut d’Aéronomie Spatiale de Belgique, pas encore royal à cette époque.

Cette science, l’aéronomie, trouvera d’abord sa place en Belgique au sein d’un département de l’Institut Royal Météorologique de Belgique (lui-même découlant de l’Observatoire Royal de Belgique).  C’est le 25 novembre 1964 que le Moniteur belge publiera un arrêté royal annonçant que « la section Aéronomie devait être détachée de l'Institut royal de météorologie sous le nom d’Institut d'Aéronomie Spatiale de Belgique ».

L'arrêté royal de création souligne que l'institut a pour attributions essentielles les missions de service public et de recherche dans le domaine de l'aéronomie spatiale, et que ces missions nécessitent la connaissance des données acquises à l'aide de fusées et satellites artificiels dans le cadre de la physique et de la chimie de la haute atmosphère et de l'espace extra-atmosphérique.

Dans ce but, l'institut est donc en charge de:

  • Acquérir et archiver les informations obtenues via des fusées et des satellites artificiels;
  • Fournir ces informations aux personnes et organisations intéressées par les problèmes spatiaux, et donc constituer une documentation dans ce domaine;
  • Procéder à l'investigation des méthodes expérimentales appliquées ainsi qu'à l'analyse des observations acquises et leur interprétation;
  • Effectuer les recherches nécessaires à l'amélioration et à l'application des méthodes de calcul;
  • Accomplir tous les efforts susmentionnés en vue de leur mise en œuvre dans le cadre national ou international;
  • Concevoir et paramétrer, à cet effet, les instrumentations nécessaires;

 

Sputnik-1

Extrait d'une émission, datant de 1997, de la BRTN (Belgische Radio- en Televisieomroep Nederlandstalige Uitzendingen)

L'IASB aujourd'hui

Aujourd’hui, l'Institut royal d'Aéronomie Spatiale de Belgique (IASB) a quelque peu élargi son domaine de recherche et étudie les atmosphères des corps du système solaire (l’atmosphère de notre Terre mais aussi celles d’autres planètes comme Vénus, Mars, Jupiter ou encore des comètes) et l'impact du Soleil, de la nature et de l'Homme sur les changements atmosphériques. C'est le seul centre de connaissances en Belgique qui possède les compétences requises pour élaborer tous les éléments d'une mission spatiale pour effectuer une étude complète d'un problème aéronomique: la formulation des objectifs de recherche, la conception de l'instrument et de la mission spatiale qui en résulte, la dérivation des produits de données satellitaires, leur validation et leur exploitation géophysique, y compris la modélisation et le développement de services. Toutes nos activités ont un objectif en commun: élargir notre connaissance des atmosphères des corps célestes. Une meilleure connaissance est indispensable pour mieux informer le citoyen et les décideurs et trouver des réponses aux défis sociétaux concernant l'environnement naturel dans lequel nous vivons.

L'IASB génère des services et des produits scientifiques de haute qualité qui répondent aux besoins de la communauté des utilisateurs, dans tous ses domaines de recherche. Des services tels que les avertissements d'émissions volcaniques, l'analyse et la prévision globales de la qualité de l'air, la surveillance de l'ozone stratosphérique, l'indice UV solaire, la prévision des doses de rayonnement accumulées, les services de météorologie spatiale, … ne sont que quelques exemples. En plus de cela, les scientifiques de l'IASB fournissent également des services éducatifs aux écoles secondaires et aux universités et s'occupent de la sensibilisation du grand public.

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Film d'introduction de l'IASB: LA SCIENCE ENTRE LE CIEL ET LA TERRE

Expo "Naissance" de la Politique scientifique fédérale

Cet article a été réalisé dans le cadre de l'édition virtuelle de l'exposition Science et Culture au Palais Royal intitulée "Naissance" de la Politique scientifique fédérale.

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Marcel Nicolet, fondateur et premier directeur de l’Institut d’Aéronomie Spatiale de Belgique en 1964.
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Cet article a été réalisé dans le cadre de l'édition virtuelle de l'exposition Science et Culture au Palais Royal intitulée "Naissance" de la Politique scientifique fédérale.
www.royalbelspo.be